mardi 23 juillet 2013

Energy drinks, mythes et légendes : une enquête exclusive du Dr F.

Votre grand-mère vous l'avait pourtant bien dit : "ne bois surtout pas ce truc, là, comment ça s'appelle déjà ? Oui, c'est ça, la Boule Raide : c'est fait à partir de semence de taureau OGM radioactive !! Les taureaux sont élevés en Chine dans des fermes clandestines et sont nourris exclusivement à base de nems de raton-laveur périmés, d'extrait de bile de Jean-Luc Mélanchon, de seizium 137 et de saucisses de Francfort Leader Price. La cousine de Gertrude Braquemuche a laché le contenu des ses intestins en public lors du repas annuel des soutiens de campagne de Christine Boutin après avoir bu une de ces canettes de Boule Raide. Après quoi elle s'est mise à convulser dans ses excréments et a fait une descente d'organes externalisée de stade 4 doublée d'un effondrement transversal du péritoine. Le docteur qui l'a examinée par la suite a déclaré qu'il n'avait jamais vu un tel chantier de toute sa vie. Crois-moi : c'était vraiment pas beau à voir... D'ailleurs ils ont malheureusement dû greffer un anus artificiel à la pauvre femme, mais c'est une autre histoire. Donc écoute-moi bien mon petit fils : ne bois pas ça ou alors tu peux te brosser pour toucher ton héritage, tu m'entends !?"

Comme vous pouvez le constater, il était temps que votre serviteur le Docteur F vienne rétablir un semblant de sérieux dans tout ce bazar. Commençons par le commencement : qu'est ce donc qu'une energy drink ?

Première petite colle : comment traduit-on energy drink en français ?
Ceux qui ont répondu boisson énergétique ont perdu et se verront remettre pour la peine des tickets pour le prochain spectacle de Patrick Timsit à la halle de Romorantin. Les boissons énergétiques sont celles qui sont faites à l'usage des sportifs d'endurance. Elles contiennent des sels minéraux, des vitamines et autres ingrédients, mais pas de substances stimulantes. Elles sont surtout efficaces pour la récupération après un effort sportif prolongé, mais je digresse.
La bonne traduction est bien entendu boisson énergisante.

Passons maintenant aux choses sérieuses : que trouve-t-on dans ces fameuses boissons énergisantes qui font si peur à votre mère-grand ?

On ne va pas revenir en détail sur les édulcorants ou le sucre (en l'occurence, le syrop de glucose) que contiennent ces boissons. Il suffit de savoir que les quantités sont comparables à celles rencontrées dans les sodas type Coca ou autre.
27 grammes de sucre dans 25 cl de Coca (soit plus de 5 morceaux de sucre standard. Ah oui, quand même... Qui a dit suicide calorique ?), idem dans le Red Bull (non light) et 21 grammes dans un verre de jus d'orange pressée (non, le sucre du jus d'orange n'est pas moins générateur de prise de poids que le sucre d'un soda. C'est un autre débat de toute façon. Peut-être qu'on l'abordera dans un prochain post).
Dans le cas des boissons light, le glucose est remplacé la plupart du temps par le traditionnel mix aspartame / acésulfame de potassium, deux des édulcorants les plus utilisés de l'industrie agro-alimentaire (on peut aussi citer le sucralose). On ne vas pas refaire le débat de la toxicité putative de l'aspartame : suffit de préciser que le consensus scientifique actuel plaide globalement (mais pas unanimement) pour sa non-toxicité lorsqu'il est consommé dans des doses raisonnables.

Contrairement aux idées reçues, la caféine est l'unique ingrédient des energy drinks qui ait un effet stimulant significatif.
Je vais le réécrire car cette information semble difficile à intégrer pour beaucoup de monde : les energy drinks classiques que l'on trouve dans le commerce ne tirent leur effet énergisant que de la bonne vieille caféine (petit rappel pour les petits malins qui disent que le guarana aussi procure un effet énergisant : vrai mais le guarana contient lui-même de la caféine et il s'agit là de la seule substance qui lui confère son effet stimulant donc le serpent se mord la queue sur ce coup là, n'est ce pas ?).
D'ailleurs à ce sujet, savez-vous pourquoi les chiens s'auto-lèchent les boules ?
...
Personne ?
...
Réponse : parce qu'ils peuvent.
Mais revenons à nos moutons...
Une très petite minorité de boissons énergisantes contiennent certes des agents naturels aux propriétés légèrement énergisantes (Ginseng Panax par ex.) mais systématiquement en quantités bien trop faibles pour avoir un quelconque effet.

Pour que vous vous fassiez une idée, voici les contenus en caféine de certaines boissons usuelles :
Canette de Coke (330ml) : 32mg
Café expresso (50ml): 100mg aprox.
Canette de Red Bull (250ml) : 80mg
Canette de Monster Energy (473ml) : 160mg

Mais qu'est ce que c'est que la caféine au fait ?
La caféine est une substance alimentaire la substance psychoactive la plus consommée au monde. Techniquement c'est une drogue, même si elle est légale partout à ma connaissance. Son potentiel addictif est considéré comme assez élevé par les spécialistes (si vous êtes buveur de café régulier et que vous en doutez, faites une petite expérience pour le plaisir : essayez de vous priver de kawa pendant une semaine et délectez-vous des résultats...), en gros du même niveau que le MDMA (Ecstasy dans le langage de votre grand-mère votre père).
A partir de 300 milligrames de caféine en moyenne (évidemment cette quantité varie selon les personnes), soit en gros 3 expressos, les effets secondaires (anxiété, tremblements, déshydratation, furieuse envie de regarder L'amour est dans le pré...) commencent à se manifester. Pas convaincu ? Allez donc vous faire 5 double expressos au bistrot du coin : à cette dose là, ça devrait commencer à picoter.
En un mot comme en 100 : la caféine a beau être omniprésente, c'est tout sauf une substance anodine pour l'organisme.

Poursuivons avec la fameuse taurine, cette substance mystérieuse qui fait tant peur à votre grand-mère et qui -c'est bien connu- a pour conséquence malheureuse de créer chez ceux qui la consomment un deuxième orifice rectal et parfois de faire pousser aléatoirement un testicule de gnou sous le nez, ce qui peut faire un peu désordre en réunion de famille, vous en conviendrez.
Rétablissons un peu de vérité dans ces counnasseries : premièrement, la taurine ne provient pas du sang de taureau ou de son liquide séminal comme j'ai pu écouter ça et là. Elle ne doit son nom qu'au fait qu'elle a été découverte pour la première fois dans la bile du taureau, ce qui ne veut pas dire qu'on ne la trouve qu'exclusivement chez les taureaux, vous me suivez ?
La taurine existe naturellement dans le corps humain et elle est un élément crucial pour son bon fonctionnement. Elle est impliquée dans un très grand nombre de processus cardiaques, digestifs et musculaires.
Selon l'EFSA (European Food and Safety Authority), la taurine contenue dans les energy drinks ne constitue en aucun cas un risque pour la santé.
C'est assez fascinant à quel point tout le monde a des idées reçues sur cette malheureuse substance qui n'a jamais rien demandé à personne... En fait si je voulais me hasarder à un petit parallèle en paille, je dirais que la taurine est aux substances alimentaires ce que Michel Rocard est aux hommes politiques : un brave type bien intentionné et pas si inutile que ça mais mal aimé du grand public puisqu'ayant fait l'objet de calomnies et de rumeurs assassines (outre le fait qu'on ne comprend rien à ce qu'il raconte mais c'est encore une fois un débat connexe n'ayant rien à voir).

Passons maintenant à l'obscur glucuronolactone. Derrière ce nom à coucher dehors se cache l'un des principaux composants des tissus conjonctifs du corps humain. Il est utilisé dans les Energy Drinks pour ses supposées vertus détoxicantes. De même que pour la taurine, l'EFSA conclut que la consommation de glucurolact... de gluroco... de glucuru... de cette substance, même à haute dose, n'induit aucun risque pour la santé.
Le glucuronolactone a connu son petit moment de gloire en l'an 2000 lorsqu'est apparue sur internet une curieuse rumeur selon laquelle il s'agissait en fait d'un stimulant extrêmement toxique développé dans les années 60 par l'armée US pour transformer les soldats américains en bêtes assoiffées de sang.
L'instigateur de la rumeur n'a jamais été identifié mais votre grand-mère est fortement suspectée...

Passons rapidement sur les autres ingrédients qu'on peut retrouver dans les energy drinks. Les vitamines (principalement du groupe B) se retrouvent souvent en quantité si basses que leur impact est négligeable. Idem pour les extraits naturels (Ginseng, Ginkgo Biloba ou autres...), parfois présents mais systématiquement sous-dosés.

Existe-t-il des interactions ?
Pas entre les ingrédients mêmes de la boisson énergisante en tout cas (jusqu'à preuve du contraire...).
En fait, le problème survient lorsqu'on mélange les energy drinks avec de l'alcool (condoléances aux amateurs de Jagerbomb). La caféine et la biture ne font effectivement pas très bon ménage. Notez que l'effet reviendrait au même si on mélangeait du café (à dose de caféine équivalente) avec de l'alcool, avec en plus un gout de chiotte assez marqué.
En bref, l'alcool est un dépresseur du système nerveux central et la caféine est un stimulant : en langage de junkie, on dit qu'on combine un 'upper' et un 'downer', ce qui est le plus souvent déconseillé dans le petit monde de la déglingue. La combinaison produit des effets indésirables qui augmentent en fonction doses ingérées.
Ajoutez à cela que les deux substances sont des diurétiques : déshydratation rapide garantie.
Sans oublier que les energy drinks sont la plupart du temps des boissons gaseuses : les bulles d'acide carbonique accélèrent l'absorption de l'alcool par l'organisme...
Enfin, cerise sur le gateau : l'effet stimulant de la caféine diminue la sensation d'ébriété, et donc "chuis pas bourré Francis : remets-moi donc une tournée d'Absinthe Red Bull ! Oui je rentre en voiture, pourquoi ?"

En résumé pour votre grand-mère :
-Energy Drink tout seul = pas de quoi casser 3 pattes à un canard
-Excès d'energy drink + excès d'alcool = pas bien

En vous remerciant.

vendredi 14 juin 2013

Top 10 : les meilleures destinations d’Amérique Latine pour les sports d’aventure, les treks et la découverte

Bon, avant toute chose, il convient de préciser que je ne classerai dans ce post que les destinations que j’ai déjà explorées personnellement, sinon ce ne serait pas très fair play. Cela exclut de fait le Brésil, le Venezuela, l’Equateur, le Paraguay, l’Uruguay, la majorité du Chili ainsi que tous les pays « mineurs » (no offense) d’Amérique Latine. Mais bon cela nous laisse tout de même le Pérou, la Bolivie, la Colombie, le Mexique, l’Argentine, la République Dominicaine et le nord du Chili, donc ce n’est pas si mal au bout du compte.
Juste une recommandation préliminaire : si vous vous laissez tenter par un voyage au sein de ces contrées incroyables, faites-moi plaisir et ne réservez pas un tour via une agence en France tel un bon pigeon. Attendez d'être sur place et réservez votre tour via une agence locale (pas de panique : il y en a partout). Votre portefeuille vous remerciera.
Alors allons-y pour le top 10 :

10) Cuzco (Pérou)

Perchée à 3400 mètres d'altitude, la ville de Cuzco était la capitale de l'empire Inca au bon vieux temps des sacrifices humains et des cervelles de singe en sorbet. De nos jours, elle s'est transformée en la ville la plus touristique du Pérou, avec ses vendeurs de véritables bracelets incas made in Bangladesh, ses stands de massage longitudinaux, ses backpackers australiens tellement cocainés qu'une déneigeuse ne suffirait pas à désintoxiquer... Et pour cause : Cuzco n'est autre que le "camp de base" du Machu Picchu, les ruines de la cité Inca suspendue au sommet des pics au beau milieu de la jungle.
Je vais pas vous mentir : je suis pas trop fan des ruines et des vieux tas de pierre en général mais là l'intégration des constructions au site naturel m'avait quand même mis une grosse claque.
Voici quelques modestes clichés que j'avais pris lors de ma visite des lieux en 2008 :

Pour se rendre de Cuzco au Machu Picchu, 2 grandes possibilités : la voie des fainéants (le train) et celle des aventuriers (le trek). Evitez l'Inca trail qui est devenu plus fréquenté que le slip de DSK pendant une soirée sponsorisée par Dodo la saumure.
En plus des sentiers qui mènent au Machu Picchu, pas mal d'autres possibilités de treks, dont certains assez costauds.
En bref une destination chaudement recommandée, à voir au moins une fois dans sa vie.


(+) Le Machu Picchu, à la fois pour les ruines et pour le site naturel
(-) Extrêmement touristique
Conseil : une fois à Aguascalientes (le village au pied du Machu Picchu), allez manger à l'Indio Feliz, resto exceptionnel tenu par un Français très sympa (dont le nom m'a malheureusement échappé).

9) San Gil (Colombie)

Petite ville / grand village de la région de Santander (nord de Bogota), San Gil est la capitale autoproclamée des sports d'aventure en Colombie. Et c'est vrai que ce ne sont pas les possibilités qui manquent : rafting, kayak, canyoning, spéléologie, escalade, rappel, etc.
Le rafting sur le Rio Suarez est un vérirable bain de sang, avec rapides de classe IV. Par contre évitez de boire la tasse, l'eau du fleuve étant malheureusement assez polluée...
Il y a un joli petit parc écologique au coeur de San Gil avec des arbres géants, des perroquets, et autres curiosités naturelles.

En plus, San Gil est située à 40 minutes de bus de Barichara (photo ci-contre), l'un des plus beaux villages du pays selon les Colombiens. L'ambiance y est très paisible et il y a pas mal de possibilités de ballades dans les environs.
C'est en plus dans cette région de Santander que vous pourrez vous faire plaisir avec la spécialité gastronomique de la région, les hormigas culonas (fourmis à gros cul), aucun lien de parenté avec Christine Boutin.


(+) Sports extrêmes à foison, beaux paysages, nombreuses possibilités touristiques aux alentours
(-) Les voitures/motos/camions beaucoup trop nombreux dans San Gil. C'est bien dommage... Vous êtes prévenus.

8) Ushuaia (Argentine)

La ville située au bout du monde, (presque) littéralement. C'est une drôle d'atmosphère qui règne dans ce port mythique de la Terre de Feu,  dernier bastion de la civilisation humaine avant le grand sud. Outre la luminosité particulière propres aux latitudes extrêmes, le lieu dégage un sentiment diffus d'inconnu et de "findumondesque" qu'il faut expérimenter personnellement pour pouvoir le définir. Pour les plus aventureux (et fortunés), il y a même des bateaux de croisière (au confort somme toute limité) qui vous emmèneront vers l'Antarctique. Attention, ça coute un bras ($4000 minimum).
A Ushuaia, ce ne sont pas les activités de découverte et les randonnées qui manquent : les marcheurs et les amoureux de la nature y trouveront leur compte. Le Parc National de la Terre de Feu est vraiment une merveille...
Voici quelques petites photos que j'avais prises en 2008 :


En résumé : Ushuaia est à découvrir absolument si vous aimez les lieux sauvages, loin de tout et propices aux longues randonnées.

(+) Les paysages magnifiques taillés à la serpe, l'ambiance de "fin du monde", les possibilités de randonnées.
(-) Forcément, accès couteux, long et compliqué... Sur place, les prix ne sont pas donnés non plus, surtout pendant l'été austral.



7) La Huasteca Potosina (Mexique)

Contrée humide de l’est du Mexique connue pour sa végétation luxuriante et ses cascades aux mille et une nuances bleutées, la Huasteca Potosina ne manque pas d’attractions pour les amateurs de sports aquatiques, d’escalade, d’exploration de cavernes, et j'en passe...
Les attractions principales sont les cascades de Tamul, l'immense grotte des hirondelles (Sotano de las golondrinas), le chateau surréaliste d'Edward James à Xilitla, le Pont de Dieu ("Puente de Dios") et j'en oublie...
Il est fortement recommandé de louer une voiture pour se déplacer dans la région (ne comptez pas trop sur les liaisons en bus...) tant les attractions sont nombreuses.

Vous pourrez vous baignez dans les Pozas (piscines) du chateau surréaliste d'Edward James, comme votre humble serviteur ci-dessus.

Voici l'entrée du chateau surréaliste en question (si vous voulez en savoir plus, c'est par ici).








Ci-contre, le Sotano de las golondrinas (grotte aux hirondelles), un trou béant d'une soixantaine de mêtres de large et profond de 370 mètres quand-même.








Le lieu doit son nom aux légions d'hirondelles qui s'y rassemblent au lever et au coucher du soleil. C'est un spectacle très impressionnant que de voir ces quantités astronomiques de volatiles tournoyer autour du cratère en piaillant telles des troupeaux d'adolescentes pré-pubères devant Justin Bieber en plein descente de bath salts.


















Ci-contre, El Puente de Dios (à voir absolument).
















(+) Cascades, fleuves bleu azur et turquoise. Végétation luxuriante, variété des paysages, sports d'aventure... Sans oublier l'excellente gastronomie de San Luis Potosi.
(-) Les attractions sont souvent dans des trous paumés donc voiture indispensable pour éviter de grosses galères.

6) El Chalten (Argentine)

Le royaume de la randonnée en Patagonie du sud, ou en tout cas du sud de la Patagonie Argentine car le parc naturel Torres del Paine (sud de la Patagonie Chilienne) est parait-il encore plus impressionnant, mais comme je n'y ai pas mis les pieds, mon intégrité professionnelle ne me permet pas de l'intégrer à ce classement... Non, inutile d'insister : je suis incorruptible.
Bref, revenons au petit village (1000 habitants) d'El Chalten. Si vous aimez les treks, vous allez en avoir pour vos pesos. Des sentiers tous plus beaux les uns que les autres, des paysages de montagne à couper le souffle, une faune étonnante... Et en vedette au milieu de tout ça, la star locale : le mythique Mont Fitzroy, que je ne me suis pas privé de photographier sous toutes les coutures :



























J'aurais bien aimé pouvoir vous dire que c'est moi qui ai pris la photo ci-contre mais étant à la photographie ce que Patrick Sébastien est à la subtilité, ce n'est malheureusement pas le cas... En tout cas, ça peut vous donner une idée de la beauté du site.
Cette photo là, en revanche, est bien de moi (on fait ce qu'on peut...).

(+) Les paysages mythiques de la Patagonie. L'endroit parfait pour faire des randonnées en moyenne montagne.
(-) C'est au milieu de nulle part : accès un brin compliqué (3 heures de bus depuis El Calafate).

5) La Paz (Bolivie)

Alors, autant vous le dire tout de suite, la capitale  plus grande ville de Bolivie est l'un des coins les plus moches qu'il m'ait été donné de voir.
Ici, l'intérêt ne se trouve pas dans la ville en elle-même mais bien entendu dans ses alentours.
Etalée au milieu des montagnes entre 3200 et 4100 mètres d'altitude, avec plus de 2 millions d'habitants, La Paz est un bon pandemonium comme on ne les aime pas.
Seul côté positif : les combats de catch, qui sont une curiosité locale à ne pas manquer. Si vous vous laissez tenter, vous aurez le plaisir de voir des nains déguisés en ninjas lutter en supériorité numérique contre des Boliviennes bien en chair en tenue traditionnelle. Franchement ce serait dommage de mourir sans avoir vu ça. Mais passons aux possibilités touristiques offertes par les alentours de la ville :

La descente en VTT de la "Route de la mort" (camino de la muerte) : la route des Yungas (nom officiel) relie La Paz au petit village de Coroico. Elle plonge de 4700 mètres à 1200 mètres en 45 kilomètres environ. En 1995, elle a été désignée "route la plus dangereuse du monde". Pourquoi donc, me direz-vous ?
Ben c'est assez simple : dans sa partie la plus "problématique" (soit environ 25-30 bornes), la route est un chemin de terre de 3 mètres de large bien rocailleux, avec un léger ravin juste à coté. Ho, rien de bien méchant, une paille, ma p'tite dame : entre quelques dizaines de mètres et 800 mètres de chute verticale dans le pire des cas. Cette configuration peu commune se traduisait avant 2006 par la mort de 100 à 200 boliviens par an (depuis, une nouvelle route asphaltée et sécurisée a été ouverte, qui draine l'immense majorité du traffic).
Bref, la descente en VTT est un grand moment au cours duquel vous aurez votre dose de paysages splendides. On passe des pics montagneux à un paysage de jungle en 3 heures, ce qui est assez dépaysant.

L'ascension du Huayna Potosi : le Huayna Potosi est une bonne grosse montagne de 6088m située à 25km de La Paz. Elle a la réputation d'être la montagne de plus de 6000 mètres la plus accessible au monde pour les débutants, ce qui ne veut pas dire pour autant que vous pourrez la gravir en moonwalk tout en sifflotant du Patrick Juvet : les courageux qui y vont ont toujours des allures de mort-vivant quand ils en reviennent. Voila pourquoi je n'y ai pas mis les pieds. Mais bon, il parait que ça vaut le détour.




Les treks divers et variés : comme je suis un gros fainéant, je ne vais pas m'étendre sur toutes les expéditions qui s'offrent à vous mais je vous promets que ce ne sont pas les possibilités qui manquent.

(+) Sans doute l'endroit de ce classement qui offre les plus de possibilités touristiques différentes. Paysages grandioses et extrêmement variés.
(-) La ville est moche.


4) Parque Tayrona (Colombie)

Situé sur la côte Caraïbe, au nord-est de la Colombie, le Parque Tayrona est un paradis terrestre : mix de plages de rêve, de végétation luxuriante et de montagnes, c'est un site naturel unique.
Vous pourrez vous baigner dans une eau bleu clair avant de déguster un délicieux poissonnet grillé.
Ou peut-être une bonne grosse langouste ?
Dans les deux cas, les prix sont corrects...
Si vous voulez dormir sur place au bord de la mer, vous pourrez louer un chti bungalow. Les moins fortunés se contenteront d'un hamac et feront office de pitance pour les moustique locaux s'ils ont oublié leur moustiquaire.


Les sado maso plus aventureux partiront en trek dans la jungle : une rando de plusieurs jours qui vous mènera à la Ciudad perdida (Cité perdue).
Warning : après 4 jours dans la jungle au milieu des moustiques, ça picote un peu quand même : pleureuses, s'abstenir.

(+) Plages paradisiaques + jungle + montagnes + Fruits de mer à se damner = WIN
(-) Les moustiques locaux bastonnent grave

3) Huaraz (Pérou)


Voila ce qui est pour moi sans conteste la meilleure destination de montagne d'Amérique Latine : la Cordillère Blanche, et son "camp de base" : la ville de Huaraz. Sur la photo ci-dessus on aperçoit en arrière plan le point culminant du Pérou : le très imposant mont Huascaran (6768m).

La rando vedette de la région est le trek de Santa Cruz, marche épique de 3 ou 4 journées qui vous emmènera à des altitudes proches de 5000 mètres, au milieu des pics, des profondes vallées et des lagunes bleu azur.


Le trek a (à juste titre) la réputation d'être l'un des plus spectaculaires au monde. Il faut bien avouer que les vues sont à tomber par terre (cf ci-dessous).






















J'avais fait un post complet dans mon blog "La traversée du nouveau monde" lors de mon passage sur place en 2008. Pour ceux que cela intéresse, c'est par ici.

Vous l'aurez compris, les paysages des contrées de la Cordillère Blanche  ne sont ni plus ni moins qu'une tuerie intégrale (ci-contre l'Alpamayo, considérée par beaucoup d'alpinistes et de photographes comme la plus belle montagne au monde).

Il est assez incompréhensible que la grande majorité des touristes qui arrivent au Pérou n'aillent pas voir la Cordillère Blanche (mauvaise promotion touristique ?), d'autant plus que c'est relativement accessible depuis Lima (6h de bus avec en prime des paysages extraordinaires sur le chemin) mais au final ce n'est pas plus mal : les touristes ne sont du coup pas si nombreux que ça et les treks ne sont pas des "autoroutes" comme l'Inca trail de Cuzco.

(+) Paysages de haute montagne hallucinants. Gastronomie péruvienne : délicieux, varié et pas cher.
(-) Attention au soroche, le mal de l'altitude...

2) Los 27 charcos de Damajagua (République Dominicaine)

Mon coup de coeur de ce classement : il s'agit sans aucun doute de la destination la moins connue de la liste, un paradis terrestre perdu au beau milieu de la République Dominicaine (NON : ce n'est pas seulement un pays de plages et d'allemands en shorts).
En fait c'est tellement confidentiel que même la plupart des Dominicains n'en ont jamais entendu parler.
Mais de quoi s'agit-il au juste ?
Situé à une trentaine de kilomètres au sud de Puerto Plata (côte nord du pays) le site des 27 charcos est entouré de forêt tropicale et de basses montagnes. Dans ce cadre impressionnant, un petit fleuve (le Río Damajagua) serpente au milieu de mini canyons et donne naissance à de petites chutes d'eau, avec en prime des toboggans rocheux et des piscines naturelles d'eau bleu turquoise.

L'itinéraire est émaillé de sessions de nage dans des passages encaissés (cf ci-contre), de descentes de toboggans naturels et de saut de plusieurs mètres. Non seulement c'est magnifique mais en plus on ne s'ennuie pas une seconde. Une sorte d'Aqualand géant au milieu de la nature.
Vous l'aurez compris : si vous voulez découvrir la République Dominicaine sous un autre angle que celui de votre hotel all-inclusive au bord de la plage, avec Raymond et Dédé qui palabrent sur la dernière expo tuning, sans oublier Paolo dans son moule-burnes qui fait du gringue à votre fille de seize ans, sortez-vous les doigts, louez une voiture (ou tout simplement si vous êtes à Puerto Plata, passez par une agence qui vous amènera sur place) et partez pour les 27 charcos. Vous ne le regretterez sans doute pas.


(+) Une grosse aventure bien grasse comme on les aime. Peu touristique. C'est beau...
(-) Accès peu évident sans voiture (sauf depuis Puerto Plata)

1) Salar de Uyuni (Bolivie)

Voici enfin le number one de ce classement, sans doute difficilement contestable...
Visiter le Salar est peut-être l'expérience terrestre qui se rapproche le plus d'un voyage sur une autre planète. Situé à 3650 mètres au dessus du niveau de la mer, c'est le plus grand désert de sel du monde.
Les tours se réservent directement à Uyuni, une "ville" étrange avec de faux airs de far west, mais quand même bien moche.

Vous partirez en Jeep en compagnie d'autres camarades pour 3 journées de découverte de paysages hallucinants.











Après le désert de sel, suivent les contrées tout aussi spectaculaires du Lipez. Voici les quelques photos que j'avais prises lors de mon passage en 2008 :

Ci-contre, une lagune avec ses flamands roses.















Votre serviteur sous l'un des "arbres de pierre", au beau milieu du désert dit de Salvador Dali.














Le volcan Licancabur, à la frontière Chilienne, qui surplombe la Laguna Verde.














Et pour finir, le clou de ma collection : une photo de ce fauve prise au péril de ma vie.


Voila, en conclusion, s'il y a bien une destination qu'il ne faut pas rater en Amérique Latine, c'est bien le Salar d'Uyuni.

(+) Paysages incroyables.
(-) Attention si vous souffrez du mal de l'altitude. Les Jeeps sont des gros tape-culs : à la fin du voyage vous aurez sans doute le fondement réduit à l'état de goulash.

Autres destinations que je n'ai pas pu inclure dans ce classement (faute d'y être allé pour la plupart) mais qui méritent sans doute d'y figurer :


Pucon (Chili)
La capitale des sports d'aventure au Chili : ski nautique, ski alpin, randos, rafting, kayak, sources thermales, ascension du volcan Villarica (en arrière plan de la photo ci-contre).
Bref, on ne doit pas s'ennuyer....


Parque nacional el Cocuy (Colombie)
C'est vraiment loin de tout (12 à 13 heures de bus depuis Bogota) mais du coup c'est tellement peu accessible qu'on n'y rencontre presque personne. Selon beaucoup de Colombiens, c'est l'un des endroits les plus beaux du pays. C'est aussi sur ma to-go list.
Bref, certainement à découvrir si vous êtes alergique aux autres touristes.

Parque nacional Torres del Paine (Chili)
Comme mentionné plus haut, il s'agit là du pendant Chilien d'El Chalten, en (encore) plus beau, parait-il.
C'est sans doute aussi légèrement plus touristique.




Salta et le Nord-Ouest Argentin
Etrange que j'aie oublié le nord-ouest Argentin dans mon top 10 puisque j'y suis bien allé et que j'ai tout simplement adoré. Vous y trouverez des paysages uniques, des montagnes de toutes les nuances du vert à l'ocre au doré, en passant par le bordeaux. Tiens, à propos de ça, les vins de la région de Salta sont délicieux et pas chers du tout. En plus les gens sont accueillants et si vous aimez la bonne viande (côtes de boeuf gargantuesques, filets qui fondent dans la bouche...), vous allez vous régaler. En fait si j'étais courageux, je rétablirais Salta quelque part dans mon top 5 mais je suis bien trop fainéant pour ça.

Conclusion : dernières considérations pratiques

Alors comme vous le voyez ci-dessus, ce ne sont pas les possibilités qui manquent en Amérique Latine pour les destinations d'aventure. Mais d'un point de vue pratique, c'est moins évident puisque les différents points d'intérêt sont souvent à plusieurs milliers de kilomètres les uns des autres. Alors quelle est la meilleure solution pour ceux qui ont, disons, entre 3 semaines et 1 mois devant eux (je ne recommande pas de venir en Amérique Latine pour moins de 3 semaines : vous n'auriez pas le temps pour profiter) ?
Le meilleur itinéraire consiste dans ce cas à profiter de la densité de points d'intérêt situés entre le sud du Pérou, la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest Argentin.
Dans un espace relativement limité, vous avez la Cordillère Blanche, Cuzco et le Machu Picchu, le Lac Titicaca, La Paz, Le Salar d'Uyuni, San Pedro de Atacama (Chili) et le nord-ouest argentin.
Une bonne partie de ça est jouable en 3 semaines / un mois. Si vous avez 1 mois et demi devant vous, vous pourrez faire tout ça sans trop vous presser, et peut-être même plus.
Pour des conseils d'itinéraire plus précis, n'hésitez pas à m'envoyer un message.

Voila, j'espère que ça vous a plu et que cela vous donnera des idées pour vos prochains voyages.
En vous remerciant.


jeudi 30 mai 2013

Il est bien connu que l'alcool fait grossir. On ne va pas revenir là-dessus...

Oh et puis finalement si : revenons un peu là-dessus justement.
Bonne nouvelle pour tous les poivrots en herbe et autres tétineurs du samedi soir : la réalité n’est pas aussi simple.

On vous a sûrement déjà dit que l’alcool consommé est transformé en graisse corporelle par l’organisme.
Pas de chance : c’est une légende urbaine. En fait, l’organisme s’avère aussi bon pour convertir l’alcool en graisse corporelle que Mimie Mathy n’est efficace pour convertir une possession de balle en Slamdunk. Le consensus scientifique sur la question est que moins de 5% de l’alcool consommé est effectivement transformé en gras corporel.

En fait, le principal effet de l’alcool sur la prise de poids est indirect : son ingestion réduit la capacité de l’organisme à éliminer les calories ingérées par ailleurs.
Bon, je vais faire une grosse simplification bête et méchante mais comme je me doute bien que vous vous tamponnez des détails, voici en substance ce qui se passe : l’élimination de l’alcool par l’organisme prend complètement le pas sur les autres processus digestifs.
Conséquence : au lieu d’être éliminés dans les proportions habituelles, les nutriments sont stockés sous forme de graisses, tout droit direction la culotte de cheval ou les poignées d’amour.
Si vous voulez des preuves, c’est par là : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/3280601

Traduction en langage commun : les calories ingérées EN PLUS de l’alcool (au cours de la même « fenêtre digestive ») font beaucoup plus de mal en termes de prise de poids que les autres calories consommées "à jeun". Ce constat est valable pour toutes les calories mais à plus forte raison celles issues des graisses (lipides).

Vous l’aurez compris : pour éviter de devenir un bon goret, il suffit de suivre l’adage millénaire qui a fait ses preuves : « manger, c’est tricher ».


mardi 14 mai 2013

Where to live in Latin America : a (highly subjective) review of 14 towns

[VERSION FRANCAISE]

You want to move to Latin America but you don’t know where ?
Here you go: let's review 14 big cities of Latin America.
On the starting line: Bogota - Buenos Aires - Caracas -Lima - Medellin - Mexico City - Monterrey - Montevideo - Panama City - Quito - Rio de Janeiro - Santiago de Chile - Santo Domingo - Sao Paulo.

I tried to rank each one of these cities according to the following 16 criteria :

GIRLS HOTNESS*
Are the local girls war pigs or hot as hell ? For decency’s sake, we are only considering the top 20% good looking girls in this ranking, thereby excluding grandmothers, overweight women, cripples, bearded ladies, leprous, human centipedes and more generally those who can’t seriously make the cut.
*Sorry for you girls : in all fairness there should be an equivalent criterion for guys hotness, but unfortunately, life is unfair.

ECONOMIC PROSPECTS
Does the country have a strong growth potential or is it stuck in stagnation ?

BUSINESS FRIENDLINESS
As a foreigner, is it simple to create a company ? Are the taxes low or insanely high ? How developped is the local business ecosystem ?

EASYNESS TO IMMIGRATE
Is it simple to get a visa or f**k you ?

NIGHTLIFE
Are there good clubs, good bars, good music ?

SAFETY
Is it more like Bagdad or Switzerland ?

NATURE, PARKS, SPORT-FRIENDLINESS
Urban open spaces, bicycle paths, sport facilities…

ACCESSIBILITY
Is the airport central and/or well served ?

WEATHER
Heavenly or nightmarish ?

COST OF LIVING
Affordable or expensive ?

COSMOPOLITANISM
Is it a truly international city with a mix of different cultures and origins or... not really ?

POLLUTION, CLEANLINESS, DISTURBANCES
Is the air breathable ? Are the streets littered with dog crap just like Paris ? Are there noisy street vendors, annoying jugglers and greedy mimes all over the place ?

RATING OF « NO FUCKS GIVEN »
Do you get overcooked meat at the restaurant when you ask for a blue steak ? You want to put curtains in your living room and the vendor says he’ll be back the next day to install them : one month later he did not show up yet… You ask for an expresso and you get a small cup of cold foul tasting americano… You ask for the directions of some place in the street and your interlocutor is happy to tell you that it’s « this way, guerito » even though he has no idea of where it is… This is what I call the rating of « No fucks given ».

OVERZEALOUS LAW ENFORCEMENT
Are you gonna be bugged by Nazi wannabes in uniforms like in the U.S. or are you free to do whatever you want as long as your behavior doesn’t harm anybody ?

INFRASTRUCTURES
Hospitals, transports, water supply network, electricity, building construction standards…

BEAUTY, ARCHITECTURE, MUSEUMS
Pretty much self-explanatory.

Ready ? FIGHT !




SO WHICH CITY IS FOR YOU ?
Well, it depends on your condition and what you're looking for:
  • If you're an entrepreneur and you're looking for a place to start a business, you should consider moving to Mexico City (if you don't care about pollution), Monterrey (if you can live surrounded by scary drug lords and don't mind dodging a few lost bullets once in a while), Panama City (if you can take the extremely humid and warm weather), Bogota (random weather, polluted), or to a lesser extent Santiago (the market is not very big and Chile is quite remote but at least the corruption is low, unlike almost all the other countries of this list), Montevideo (Low corruption, nice human-sized town, but remote, expensive and lacks an international atmosphere) or Lima (Good potential economic growth. Warning: ugly, polluted and depressing town. Has the advantage to be the capital city of the country with the most amazing landscapes of all Latin America, according to your humble servant). Also, you should avoid Brazil at all costs if your goal is to start a business, unless you like nightmarish bureaucracy and very high taxes. You have been forewarned :) 
  • If you have (a lot of) money and want to live the good life, Rio de Janeiro may be a good place for you. With its wonderful landscapes and its world-renowned beaches, you can't really go wrong with this choice.
  • If your primary concern is to live on the cheap, Quito (Ecuador) could be a wise choice. However, don't expect anything like an international vibe, let alone an acceptable nightlife... If you want to take advantage of Ecuador's low cost of living but don't want to live surrounded by the mountains at 2,800 meters / 9,350 feet above sea level, you should check out Cuenca: a more human-sized city... And even cheaper for you... Cheapskate ;-)
  • If you want to live the Carribean life, enjoy a very good weather, awesome beaches not so far away from town, and a very relaxed atmosphere, Santo Domingo is the place. On the flipside, infrastructures are pretty bad (frequent power outages among other things), and the town is by no means a city with an international feeling. Tip: if you're driving and a local cop wants to arrest you, don't mind stopping your car: due to budget cuttings, the police forces usually don't fill their vehicles tanks, so they won't chase you (and they won't give a f**k).
  • If you want to live in a beautiful, incredibly vibrant european-style city, Buenos Aires is probably the only place in Latin America where you want to consider living. Unfortunately, Argentina has been plagued by recurring economical crises since its independance for a very long time, so don't expect any kind of economic stability or business friendly environment. 
  • If you're after really beautiful girls and want to live rather cheaply in a modern city with excellent infrastructures, pretty good weather and beautiful natural surroundings, Medellin (Colombia) should do the trick. The city that used to be one of the most dangerous in the world in the 90's has evolved well and is now pretty safe (as long as you don't go to the northern slums). That sounds too good to be true ! What's the catch ? Well, the city in itself is far from beautiful (even the nice neighborhoods), the atmosphere is not international at all and overall, once you've visited the Botero Museum for the third time, there are very few things left to do. 
  • If you're a young expat sent by your company and you want to live the crazy life in a huge international business hub, Sao Paulo is an acceptable choice. Sure, the city is ugly, incredibly expensive and not very safe, but the atmosphere is international, girls are hot and nightlife is quite good. And you're not so far away from Rio if you want to take some well deserved vacations...
  • If you want to, ahem, move to Caracas... Well... Don't. Just don't. Sorry, dear Venezuelian friends: hopefully, things are gonna change... Some day. 
METHODOLOGY: to rank each criterion, I used my personal experience as well a few hardcore Latam travellers and businessmen’s points of view.
I know: it is completely subjective (but hey, it's not as if I didn't warn you in the title)… But at least it gives a starting point if you want to know more or less what are the pros and cons of all these big cities… Or at least I hope it does.
Sorry if you consider that your favorite town (or worse: your hometown...) wasn’t fairly ranked. I didn't mean to offend anybody and it is more than likely that we won’t agree on everything. If you don’t approve some of the ratings, please send me a PM :)

By the way, as english is not my mother tongue, the wording/grammar may not be appropriate in some parts. Please forgive me !

Special thanks to Allin Akhbar and to Dr Evil for helping me write down this article.

vendredi 26 avril 2013

Le bodyboard pour les nuls



En ce dimanche 21/04/2013, j'ai vu la mort en face. Enfin, peut-être pas tout à fait en face mais tout du moins un bon profil, tirant sensiblement sur le trois-quarts.
Je faisais tranquillement du bodyboard à Puerto Escondido, le spot de surf numéro 1 au Mexique.
Bon, faire du bodyboard est peut-être un terme un peu présomptueux : pour être précis je galérais comme un rat mort dans une machine à laver géante avec des courants pas possibles et des vagues plus grosses que Michel Platini qui faisaient de moi leur petite chose.
Heureusement que j'avais ma planche et mon leash (le cordon de caoutchouc élastique qui est censé retenir le bodyboard attaché à votre poignet, empêchant ainsi la planche de partir au loin en vous laissant tout seul avec vos palmes et vos larmes. Vous voyez déjà où je veux en venir ?).
Les grandes marées des semaines précédentes avaient ramené dans l'eau tout un tas de cochonneries et la mer était parsemée de gros nuages d'écume froufroutants teintés d'un zest d'hydrocarbures.
Nous n'étions en tout et pour tout que 3 gugusses à la flotte, tous en bodyboard, sauf que sur les 3 il y avait 2 papas de la planche et un Pascal Duquenne de la glisse aquatique (je vous laisse deviner à laquelle de ces 2 catégories j’appartenais).
Au bout d'une heure, mon bilan était somme toute assez maigre : trois tentatives de vagues avortées, dont une avortée trop tard (l'équivalent bodyboardesque d'un 8ème mois de grossesse) ayant eu pour conséquence un bon gros wipeout fort logiquement suivi d'une pinte d’eau de mer cul-sec.
Pour ne rien arranger, l'eau de la côte Pacifique, habituellement chaude comme une baraque à frites, était ce jour-là bien frisquette.
Bref, lassé par ces échecs à répétition, votre serviteur décide de sortir de l’eau, un brin désabusé. Justement, une belle vague se profilait à l’horizon : l’occasion rêvée de regagner le bord rapidement.
Allez Pascal, c’est pas le moment de se trouer, là : rame, accélère, dompte la vague, fais d’elle ta petite bitch, montre-lui que est le… le…
Pa… Pascal ? Ça va ? Ça doit picoter un gadin comme ça… Mais qu’est-ce que tu fais sous l’eau ? Tu as vu une étoile de mer ? Tu en mets du temps pour remonter à la surface…
Mes poumons brûlent quand enfin je sors la tête de l’eau. Pas le temps de se reposer : à une trentaine de mètres, un tsunami m’arrive droit dessus. C’est le moment de prendre une très grande inspiration… Je plonge sous le monstre… Grosses turbulences… Ça remue, ça tourbillonne dans tous les sens. La force de l’eau tire sur la planche qui à son tour me tire sur le bras. Heureusement que je suis toujours attach… clonk. Mais qu’est ce que c’est que ce clonk ?
Malheureusement c’est bien ce que je pensais : mon leash made in China vient de me lâcher et ma planche s’est fait la malle.
Bref, me voilà au milieu de la machine à laver sans mon fidèle destrier, à 100 mètres du bord, pris dans des courants cauchemardesques. Une autre vague, encore plus épouvantable que les autres, m’arrive dessus. Je commence à être à bout de souffle. Je plonge quand même, le plus profond possible pour éviter le bouillonnement… Mais je tente de remonter trop vite : grave erreur… Impossible de remonter : je suis pris dans les remous et je commence à réaliser qu’il est possible que j’y reste. Au lieu de remonter, je fais des saltos… Où est le haut, où est le bas, il est où le cucul, elle est où la têtête ? FFFUUUUU…..
C’est à ce moment-là que je vois la mort. Non, sans déconner. Elle est moche la ribaude : je ne vous souhaite pas de la rencontrer…
Chienne de vie… Je sens que mes poumons vont imploser. Dans un dernier sursaut, je m’arrache et je regagne la surface. J’inspire un grand coup. Mais pas le temps d’enfiler des perles… Les murs d’eau continuent de se former et il faut prendre une décision rapide : nager vers le bord, où les courants sont les plus forts et les vagues les plus grosses, ou au contraire se diriger vers le large ? A l’instinct, je choisis la deuxième option. Il y a un autre bodyboarder un peu plus loin.
Comme j’ai les coucougnettes transformées en raisins secs, je ravale ma fierté et lui fais signe pour lui indiquer que je suis un peu en détresse. Ce bon bougre m’accorde l’asile politique sur sa planche.
Bon, ça y est je suis à l’abri. On fait des signes de bras pour alerter les guides baigneurs qui forcément regardent ailleurs. Pendant ce temps, mes fidèles compagnons qui étaient courageusement restés sur le bord à siroter des margaritas alertent les sauveteurs qui m’envoient leur meilleur élément en jet-ski. En quelques secondes, ce dernier ma rapatrie en terre-promise.
Voilà, une grosse frayeur donc, mais tout de même pas de quoi se coller un poireau dans le claque-bourbe.
En vous remerciant.